Les Zeuils de Neuneuil







 

lundi 30 mars 2009

Choisir un miroir de dépôts rapide

Comme je l'ai déjà raconté dans de précédents billets, la sortie d'une nouvelle version d'Ubuntu met quelque peu à mal les serveur nationaux des dépôts Ubuntu. Pour éviter la galère, vous pouvez donc vous rabattre sur des miroirs, qui sont des copies exactes des dépôts officiels. Seule contrepartie, il faut attendre que les miroirs soient à jour, ce qui n'est en principe jamais très long.

Vous allez trouver ci-dessous une vidéo vous montrant une fonctionnalité de Synaptic qui permet de trouver le miroir le plus rapide pour vous. A priori, ce test se base sur le résultat d'un ping. C'est donc le miroir avec le meilleur temps de latence qui vous sera proposé, pas forcément celui qui a la plus grande bande passante. Néanmoins ça devrait être bon dans la plupart des cas. Si ça ne l'est pas, choisissez le miroir tenu par votre fournisseur d'accès (s'il existe).




Vous pouvez aussi la télécharger dans le format libre Ogg.

Ou même la lire directement dans le format Ogg si votre navigateur le supporte (Firefox 3.1 beta par exemple) :


mercredi 25 mars 2009

Découvrir des applications moins connues que les Firefox et compagnie...

L'une des libertés qu'apporte le logiciel libre, c'est d'avoir le choix dans les logiciels que l'on utilise.

Dans un édito d'un magazine bien connu des linuxiens, l'auteur se plaignait que ce choix se restreignait de plus en plus, de part l'omni-présence du couple Ubuntu-Gnome et quelques rares autres distributions regroupant la grande majorité des parts de marché. En effet, qui se souvient ou utilise encore WindowMaker ? Ou utilise autre chose que OpenOffice pour écrire son courrier par exemple ?

Et bien sur les forums Ubuntu anglais, une bonne initiative permet de faire parler de logiciels que peu de monde utilise mais dont la qualité est pourtant au rendez-vous.

Allez-y, faites votre marché ! Et vous, quels sont ces logiciels peu connus dont vous ne pourriez pas vous passer ?


La liste : Cool applications you use that others might not know of - Ubuntu Forums

samedi 21 mars 2009

Automatiser l'administration de votre serveur Ubuntu par ssh - partie 1

Voici le premier billet d'une petite série sur la façon d'automatiser au maximum les tâches d'administration répétitives sur vos serveurs Ubuntu. Bien sur, toutes ces manipulations peuvent être généralisées à n'importe quelle distribution GNU/Linux.

Toutes les commandes sont à taper dans un terminal : menu Applications -> Accessoires -> Terminal.
Pour commencer doucement, prenons l'exemple de la mise-à-jour des paquets de votre serveur.

Habituellement, voilà comment je procédais :

  1. Connection par ssh sur le serveur par un mot de passe : ssh user@serveur.com
  2. Mise-à-jour de la liste des paquets : sudo aptitude update
  3. Mise-à-jour des paquets : sudo aptitude safe-upgrade
  4. Déconnexion : exit


Première amélioration, on groupe les deux commandes pour la mise-à-jour de la liste des paquets puis des paquets eux-mêmes :

sudo aptitude update && sudo aptitude safe-upgrade

Le && signifie que la deuxième commande ne sera exécutée que si la première s'est terminée correctement.

Deuxième amélioration, on peut indiquer à ssh une commande à exécuter. Ce qui va nous donner :

ssh user@serveur.com "sudo aptitude update && sudo aptitude safe-upgrade"

ssh demande le mot de passe pour se connecter, puis à nouveau le mot de passe pour lancer les commandes (en raison du sudo).

Déjà mieux, non ? On a gagné un peu de temps. Pour en gagner encore un peu plus, on va en faire un petit script qui sera exécuté par un lanceur sur votre tableau de bord.

Histoire de ne pas laisser trainer ses scripts partout, créez un répertoire scripts et rentrez dedans : mkdir scripts && cd scripts

Créer le script qui nous intéresse : nano maj_monserveur.sh. Remplacer ''maj_monserveur.sh par le nom que vous voulez.

Collez la ligne de commande que l'on a vu plus haut, puis enregistrez et quittez par Control+x, o et Entrée. On rend le script exécutable : chmod +x maj_monserveur.sh.

Et on crée le lanceur sur le tableau de bord selon la petite vidéo suivante :



Vous pouvez aussi la télécharger dans le format libre Ogg.

Ou même la lire directement dans le format Ogg si votre navigateur le supporte (Firefox 3.1 beta par exemple) :



Cette procédure est adaptable à l'infini ! Vous pouvez exécuter ainsi une suite complexe de commandes en donnant à exécuter à ssh un autre script, par exemple. Simple et puissant ! Un peu de travail en amont, et beaucoup de temps gagné en aval.

Dans le prochain article nous verrons comment se connecter à son serveur ssh automatiquement à l'aide de clés.

jeudi 19 mars 2009

Quelques commandes utiles...

A nouveau un billet façon "fiche pratique" pour retrouver facilement quelques commandes qu'on utilise pas souvent mais qui sont bien pratiques quand même.

  • Pour connaitre sa version d'Ubuntu :


lsb_release

vous répond :

No LSB modules are available.
Distributor ID:	Ubuntu
Description:	Ubuntu 8.10
Release:	8.10
Codename:	intrepid


  • Manipuler les modules chargés :


lsmod liste les modules chargés.
rmmod nom_du_module "décharge" le module.
modprobe nom_du_module "charge" le module.

  • Lister les fichiers ouverts :


lsof liste tout les fichiers ouverts, par quel processus, etc... Utile quand vous ne pouvez pas supprimer un fichier parce qu'un programme le bloque (par exemple).

  • Manager les services :


sudo sysv-rc-conf à installer par sudo apt-get install sysv-rc-conf, utilisation intuitive.
sudo update-rc.d -f nom_service remove supprime un service de la liste de démarrage.
sudo update-rc.d nom_service defaults rajoute un service à la liste de démarrage.

Et vous, vous avez d'autres commandes utiles ?

mardi 17 mars 2009

Sécurisation de base de votre serveur ssh

Ce soir, un billet sous forme d'aide-mémoire pour sécuriser un minimum son serveur ssh (sur Ubuntu ou autre distribution).

Commençons avec l'installation (classique) : sudo apt-get install openssh-server

Continuons par une sauvegarde du fichier de configuration :

sudo cp /etc/ssh/sshd_config /etc/ssh/sshd_config.bak

Et on édite ce fichier :

sudo nano /etc/ssh/sshd_config

On modifie (ou on rajoute) les deux directives suivantes :

PermitRootLogin no => interdit de se logguer en root
AllowUsers UTILISATEUR => remplacer UTILISATEUR par les noms des utilisateurs (séparés par un espace) autorisé à se connecter en ssh sur votre machine.

On peut aussi modifier le port d'écoute de ssh (rechercher la ligne Port 22), ça permet d'éviter la plupart des tentatives d'intrusion par brute-force.

Pour valider les modifications : sudo /etc/init.d/ssh restart

Bonne nuit ;o)

dimanche 15 mars 2009

Surveiller l'activité de votre disque dur sous Ubuntu

A force d'entendre gratter mon disque dur alors qu'il n'était pas censé faire grand-chose, j'ai cherché le moyen de trouver quel processus faisait des siennes.

Voilà le résultat de mes recherches : sar et iotop.

sar permet d'observer l'activité de vos disques durs et bien plus encore : le nombre de fichiers ouverts sur votre système, l'activité mémoire, réseau, etc...
Son installation est simple :

sudo apt-get install atsar

et son utilisation également. Pour l'activité des disques :

sar -d 1 5

"-d" signifie que l'on veut qu'il affiche l'activité des disques. Le premier chiffre correspond à l'intervalle entre deux mesures, et le deuxième chiffre le nombre de mesures que l'on souhaite prendre.

Le résultat est le suivant :



Cependant, je ne sais toujours pas quel processus génère cette activité ! C'est là qu'intervient iotop. C'est parti pour l'installation :

sudo apt-get install iotop

Et pour l'utilisation, c'est encore plus simple que sar :

iotop

Et on obtient :



On quitte en tapant q.

Ici, il est clair que c'est Nautilus qui fait des siennes (en fait il s'agit d'une copie de fichiers que j'ai lancé afin de créer un peu d'activité disque).

Facile, et utile, que demander de plus ?

mardi 10 mars 2009

Utiliser OpenDNS avec Ubuntu

OpenDNS, c'est quoi ? Ce sont des serveurs DNS que tout le monde peut utiliser, avec quelques trucs en plus par rapport aux DNS de votre fournisseur d'accès Internet.
Regardons de plus près les avantages et inconvénients, et surtout comment les utiliser sur votre Ubuntu favorite.

OpenDNS sur le principe c'est bien :

  • Plus rapide grace à un système de cache plus gros.
  • Protection anti-phising
  • Filtrage de contenu Web pour bloquer jusqu'à 50 catégories de contenu
  • Possibilité de bloquer l'envoi d'email si les enregistrements MX appartiennent à une catégorie bloquée ci-dessus
  • Correction automatique des fautes de frappe d'une adresse (exemple : toto.og sera corrigé en toto.org)
  • et d'autres possibilités...


Seulement voilà, deux petits défauts se révèlent embêtant à mon gout :

  1. Pour bénéficier de toutes ces fonctionnalités, il faut créer un compte (gratuit) et avoir une IP fixe car le paramétrage se fait en fonction de votre IP publique.
  2. Les serveurs d'OpenDNS ne sont pas en France et seront en général plus lents à répondre que les dns de votre fournisseur d'accès.


Pour tester le temps de réponse des serveurs OpenDNS, je vous ai concoté rapidement un petit script. Attention, à n'utiliser qu'à vos risque et périls. Il est simple, mais je l'ai fait très rapidement à grands coups de truelle...

Copier-coller le code suivant dans un fichier texte par l'éditeur de votre choix (gedit, nano, vim...)

 toto=$((0))
 dns=$1
 nb=$2
 for ((i = 1; i <= $nb; i += 1))
  do
  tata=`dig @$dns www.yahoo.fr|grep "Query time"|gawk -F " " '{print $4}'`
  toto=$(($toto + $tata ))
  echo
  echo "Réponse n°$i en : $tata ms"
  sleep 1
 done
 toto=$(($toto/$nb))
 echo
 echo "Moyenne sur les $nb requetes : $toto ms"

Avec nano dans un terminal, ça donne :

nano testdns.sh

Coller le code, puis combinaison de touches CTRL+x, puis o et entrée pour enregistrer et sortir de nano.
On rend le script exécutable :

chmod +x testdns.sh

Et on l'utilise de la manière suivante :

./testdns.sh <ip_dns> <nombre de requetes>

Remplacer <ip_dns> par l'ip du serveur dns que vous voulez interroger, et <nombre de requetes> par le nombre de requêtes à faire. Ne donnez pas trop de gros chiffres, ça ne servira à rien. Une valeur de 20 permet d'avoir des résultats fiables.

Pour ma part, j'ai remarqué une différence d'environ 20 millisecondes entre les dns de mon fournisseur d'accès et ceux d'OpenDNS. Et vous ?

Il faudrait tester par la suite si cette différence se fait vraiment ressentir ou pas dans la navigation de tout les jours. Et puis l'avantage d'avoir accès à un DNS indépendant de son fournisseur d'accès peut être un argument de poids, comme celui des autres services proposés. A chacun de faire son choix !

N'hésitez pas à rapporter votre expérience dans les commentaires.